2008, année humide et tardive

Le débourrement au 20 avril, dévoilait un printemps aux températures moyennes qui parsemé de plusieurs averses faisait grimper la pression de maladies (mildiou) à des sommets jamais vus. L’accès dans les vignes était très difficile car les pluies incessantes. La floraison dès le 10 juin pour les Pinot noir et le 18 juin pour les Chasselas ne montrait pas la précocité du 2007. En juillet et début août, l’humidité était à nouveau de la partie et les maladies toujours aussi virulentes. La prévision de quantité de récolte était bonne et la maturation se fit par des températures fraîches en fin d’été et début d’automne. La bise fit son apparition à la fin septembre. En conséquence, les vendanges commencèrent plus tard qu’à l’accoutumée avec des taux de sucre légèrement plus bas et des baies un peu diluées par les pluies de début septembre. La météo fut avec nous et nous avons pu récolter sous le soleil notre raisin exempt de pourriture et très sain. Les rendements ont été un peu plus élevés qu’en 2007 avec une moyenne de 850 grammes par mètre carré. Il aura fallu attendre la maturité complète qui s’est faite durant la deuxième moitié d’octobre pour obtenir des raisins aux arômes intenses.

2007, printemps chaud, été pluvieux et automne sec

Avril, avec une température de 6°C au-dessus de la moyenne a favorisé un début de végétation des plus rapides! Nous enregistrions une floraison qui s’avérait être la plus précoce de ces vingt dernières années. Elle s’étala sur une longue période car la météo changea fortement avec un retour du froid et de la pluie. De ce fait, les vignes fleurissaient difficilement, avec des pertes de rendement. Nous avons eu un été très pluvieux, ce qui nous fit envisager le pire car la protection du vignoble contre les maladies devenait de plus en plus critique. Malgré tout, les parasites ont été contenus. Un extraordinaire retournement de situation se produisit à la fin août. Un régime de bise s’installa et créa des conditions idéales pour la maturation du raisin. Plusieurs facteurs tels qu’une lente accumulation des sucres, une absence de développement de pourriture et surtout des nuits fraîches garantes de la synthèse des arômes s’additionnèrent. Les vendanges se déroulèrent sous un soleil radieux qui nous permit d’attendre le moment optimum de la maturité pour récolter. On dit que septembre fait ou défait un millésime. Nous l’avons vérifié cette année à notre plus grand plaisir! Les rendements ont été faibles avec une moyenne de 600 grammes par mètre carré. Plus que tous ces chiffres; le goût des raisins était savoureux. 2007 est un très bon millésime pour tous les vignerons qui ont maîtrisé le mildiou durant l’été et qui ont osé attendre avant de récolter pour obtenir une maturité complète.

2006, démarrage lent, été chaud et septembre humide

Une année de tous les extrêmes ! Avril fut un mois très arrosé provoquant des glissements de terrains dans les vignes. En mai et juin, le thermomètre resta bloqué dans sa bulle. Il fallut un juillet chaud pour que la vigne comble son retard. Ces conditions humides ont fortement favorisé les maladies (mildiou). De plus, août humide et septembre chaud sont deux paramètres induisant le développement de pourriture (botrytis). Heureusement, le soleil fut de la partie et nous permit de récolter rapidement nos parchets. La pourriture menaçait et, sans vigilance, pouvait détruire totalement la récolte. Un tri sérieux des raisins les plus sains était indispensable afin de séparer le bon grain de l’ivraie. Les rendements au mètre carré ont été maîtrisés et s’inscrivent dans la norme malgré une petite perte due au tri méticuleux.

2005, très bonne année mais une grêle limita les rendements

L’année viticole 2005 avait commencé de manière tout à fait normale. Tout se déroulait sans heurt et nous réjouissait jusqu’au 29 juin 2005. Ce soir-là, une averse de grêle toucha tout notre vignoble avec des dégâts d’environ 30 % de moyenne. Malheur ! Il fallut trois semaines pour que la vigne cicatrise ses plaies et redémarre en végétation. Les sondages incroyablement élevés et des acidités basses sont les deux éléments marquants de ce millésime. Avec un sondage moyen pour les Chasselas à 73 °Oe et pour les Pinot noirs à 95 °Oe nous avons été comblés. Les rendements au mètre carré ont été plus faibles qu’escomptés (entre 4 et 6 dl/m2), de plus les baies très petites ont libéré peu de jus. De ce fait les vins de millésimes seront rares.

2004, année tardive, heureusement septembre rattrapa le tout

L’été 2004 ne restera pas gravé dans les mémoires. Plutôt humide mais sans être très arrosé, tempéré mais sans canicule, cet été fut particulier. La maturation du raisin à fin août montrait bien des jours de retard sur une année normale. Nous commencions à nous demander si nous allions récolter notre vendange encore au mois d’octobre… C’était sans compter sur l’arrivée providentielle d’un mois de septembre idyllique qui fut tel un véritable été indien. Les jours de grand soleil se succédaient sans fin et pour notre plus grand bonheur ! Il aura fallut attendre un mois de plus que l’année passée pour vendanger mais quelle fût notre surprise quand nous encavions des raisins tout autant sucrés que ceux de 2003 ! De surcroît, ils avaient une plus belle acidité et une maturité aromatique impressionnante.

2003, l’année de la canicule et une précocité exceptionnelle

Année de tous les records, 2003 restera gravé comme un été exceptionnel. Le déficit hydrique entre avril et septembre était important. Tous les mois ont été plus chauds que la moyenne avec des records pulvérisés en juin et en août. Le soleil a aussi brillé plus qu’à l’accoutumée avec plus de 200 heures supplémentaires. En comparaison, l’année 742 a été aussi très chaude et le vin était très bon, plus proche de nous, le millésime 1947 reste comme le plus chaud du 20ème siècle. Dès les mois de mai-juin, la vigne a montré une croissance folle, une course poursuite s’est alors engagée pour le vigneron afin de pouvoir la suivre. La maturation du raisin a ensuite bénéficié d’un mois d’août caniculaire favorisant une accumulation rapide des sucres et la dégradation naturelle de l’acidité. Au milieu du mois de septembre, soit 3 semaines plus tôt que d’habitude, le raisin était mûr et prêt à être cueillis. Des sondages incroyablement élevés et des acidités basses sont les deux éléments marquants de ce millésime. Avec un sondage moyen pour les Chasselas à 73 °Oe et pour les Pinot noirs à 95 °Oe nous avons été comblés. Les rendements au mètre carré ont été plus faibles qu’escomptés (entre 4 et 6 dl/m2), de plus les baies très petites ont libéré peu de jus.

2002, une année normale, sans soucis

Le printemps variable a vu se succéder douceur, fortes pluies puis canicule à 35 °C. La vigne prenait à ce moment-là une belle avance. L’été est resté relativement frais et le mois d’août a été bien arrosé. En fin de saison, octobre a été pluvieux, ce qui a compliqué la fin des vendanges en laissant quelques jours de beau permettant de récolter le raisin. On caractérisera cette année de climatiquement moyenne. Elle a favorisé la production de raisins sains. Les blancs sont de très bonne facture ! Les Chasselas sondèrent 67 °Oe de moyenne et les Pinot noir atteignirent 87 °Oe avec des rendements respectifs de 0,6 l/m2 et de 0,5 l/m2. On atteignit même les 91 °Oe pour le Traminer…

1985, Chardonnay

Premier millésime du Chardonnay au Vully

1983, Traminer Champion du Monde

En 1985, avec le Traminer 1983, M. Jean-Louis Bôle, maître de chais du domaine, décrocha le titre de Champion du Monde des blancs secs au concours international de Ljubljana (seul concours à l’époque). Ce titre retentissant pour toute la région mis sur orbite un cépage qui par la suite continuera de collectionner des titres et entrera dans la Mémoire des vins suisses.

1970, Traminer

Plantation des premiers ceps de Traminer